Nous avons créé le Nouveau Centre pour perpétuer l’existence d’un parti du centre droit au sein de la vie politique
française et rassembler des femmes et des hommes attachés aux idées sociales, libérales et européennes, résolus à mettre en œuvre concrètement le message centriste.
Ce parti constituera le pôle centriste de la majorité présidentielle nouvelle. Nous nous situons
ainsi dans une longue tradition politique : sous la Cinquième République, la majorité présidentielle s’est toujours appuyée sur plusieurs piliers. En faisant le choix de
maintenir une force politique au centre, nous manifestons notre refus de tourner le dos à l’histoire du centre et notre volonté de rester fidèle à la tradition de la famille centriste,
libérale et démocrate-chrétienne.
Nous nous situons au sein de la majorité présidentielle. Nous y
conservons et conserverons toute notre liberté et notre autonomie. Ce choix n’est pas un reniement, ni un ralliement à l’UMP. C’est le choix de la raison et de
la responsabilité, compte tenu du contexte politique et surtout compte tenu de ce que sont nos convictions, nos fidélités et nos principes. Nous voulons être utiles au
pays.
Pour réussir le redressement de la
France
Membres de l’UDF, nous avons soutenu Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle, pour trois
raisons majeures :
- le programme de Ségolène Royal nous a paru incompatible avec les exigences du redressement du pays,
sur des points centraux : l’économie, les retraites, les 35 h, l’interventionnisme de l’Etat. Au contraire, le projet de Nicolas Sarkozy va dans le bon sens : réformer l’Etat, réduire les
dépenses publiques, revaloriser le travail, développer l’emploi…
- Nicolas Sarkozy a pratiqué l’ouverture, en annonçant son intention de former un
gouvernement rassemblant des femmes et des hommes compétents issus d’horizons politiques différents, de la gauche moderne à la droite modérée, pour sortir la France du
déclin.
- il a également repris plusieurs de nos propositions : la réduction de la dette,
l’Etat impartial, le « small business act » pour les PME, l’introduction d’une dose de proportionnelle…
Enfin, sur l’Europe, l’intention de Nicolas Sarkozy de relancer la construction européenne est conforme à nos
convictions.
Pour rendre utiles les 7 millions de voix centristes
Notre pays connaît de graves difficultés et le temps du rassemblement est venu.
Il n’était donc pas responsable de faire l’impasse sur les cinq prochaines années pour se projeter déjà dans l’élection présidentielle
de 2012.
Nous avons voulu que les 6,7 millions de voix qui s’étaient portées sur François Bayrou au 1er tour comptent dans les 5 années à
venir, que le centre droit pèse dans le futur gouvernement et que les idées centristes soient appliquées.
Rester dans l’opposition, c’est se condamner à l’impuissance. Nous voulons être utiles, utiles au pays.
Pour rester libres et fidèles à nos convictions
Nous restons fidèles à nos convictions et à nos principes. Nous avons toujours été et restons des femmes et des hommes de
centre-droit, attachés aux valeurs du travail, de la bonne gestion des finances publiques, de la famille, de la défense de la
Nation…
Ce choix d’entrer dans la majorité présidentielle n’est pas un reniement, ni un ralliement à l’UMP, et nous ne baisserons pas notre drapeau. C’est le choix de la raison et de la
responsabilité. Nous n’entrons pas à l’UMP, nous restons membres d’un parti du centre, indépendant.
Nicolas Sarkozy ne veut pas d’un parti unique de la droite et du centre. Il souhaite construire une majorité ouverte, rassemblant toutes celles et tous ceux qui sont prêts à participer au
redressement du pays, qu’ils soient du centre, de la gauche ou de la droite.
Comme nous l’avons dit pendant la campagne présidentielle, une majorité de projet rassemblant des femmes et des hommes de sensibilités différentes doit pouvoir travailler
ensemble pour résoudre enfin les difficultés de la vie quotidienne des Français : retraites, sécurité, emploi, pouvoir d’achat…
Pour un large rassemblement
Face aux graves enjeux auxquels est confronté le pays (chômage, endettement public, retraites, pouvoir d’achat, école… ), il est nécessaire de se rassembler largement, au-delà de son camp
d’origine, pour entreprendre les réformes nécessaires. La division est stérile et le rassemblement est une exigence, parce que la France n’est forte que lorsqu’elle est unie
et qu’aujourd’hui elle a besoin d’être forte pour relever les défis auxquels elle est confrontée.