Que reste t-il des grands services publics de l'Etat quand la gauche adopte son projet de budget ?

Charles de COURSON, député Nouveau Centre de la Marne, répond à cette question le 14 décembre 2011 lors de la discussion générale du projet de loi de finances 2012 à l'Assemblée nationale. C'est avec sa précision habituelle qu'il met en lumière l'absence totale de cohérence dans le projet budgétaire de la gauche sénatoriale.

 

 

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1 Chers amis,


Merci à tous, merci de votre accueil. Et merci de votre présence. Certains d’entre vous sont venus de très loin je le sais.


Mes premiers mots seront bien sûr pour remercier tous les militants et toutes les équipes qui depuis des semaines préparent ces universités.
 

 

Je leur tire mon « chapeau » car vraiment depuis hier soir tout est vraiment parfait.


Aujourd’hui, nous sommes ensemble entre amis. C’est bien, on va pouvoir se dire des choses. Sans ambigüité et sans détours.
 

 

Oui, plutôt que de nourrir des incompréhensions capables de nourrir des rancœurs,  j’ai envie de vous dire les choses telles que je les pense.
 

 

Vous êtes nombreux ici à la Grande Motte, amis et militants du Parti radical et de la Gauche Moderne, et je sais bien ce que vous pensez de moi : Morin l’empêcheur de candidater en rond, Morin le perturbateur, Morin l’enquiquineur. 
 

 

Et ça, ce sont les remarques des plus sympas d’entre vous ! Certains sont moins aimables ; vous les connaissez ou vous les lisez.  
 

 

Je connais ces critiques et je vais vous dire si j’étais à votre place je crois que je réagirais comme vous.
 

 

Mais en même temps, je ne voudrais pas qu’on se trompe de sujet. Oui je crois qu’il est bon de rappeler pourquoi nous sommes là aujourd’hui. Comme  à Epinay  fin juin, nous sommes réunis

- non pas pour constituer une écurie présidentielle pour tel ou tel, mais pour reconstruire une famille politique,
- non pas pour observer qui va gagner à l’applaudimètre, mais pour faire grandir notre unité,
- non pas pour ressasser les divisions du passé ou instruire d’inutiles procès, mais pour engager les projets qui rassemblent.
 
2.jpg Depuis 2007, je n’ai eu de cesse avec mes amis du Nouveau Centre d’en appeler à notre réunion. Il a fallu du temps, et surtout la perspective de 2012, pour que les électrons centristes se remettent en mouvement. Mais notre unité est devenue réalité, et  grâce à elle, nous sommes en situation de défendre nos idées à l’élection présidentielle du printemps prochain. Et vous n’imaginez pas quel est mon bonheur de vous voir aussi nombreux aujourd’hui.
 

 

Nous sommes là pour porter un projet politique profondément novateur face à un PS qui n’a toujours pas vu que nous avions changé de siècle, et face à l’UMP pour qui il sera difficile de refaire campagne sur la République irréprochable, sur le président du pouvoir d’achat ou sur le travailler plus pour gagner plus.

 

Et après l’élection présidentielle de 2012, à laquelle nous allons pour gagner, n’en doutez pas un seul instant, cette reconstruction, oui ce que nous faisons aujourd’hui, sera le pivot de la recomposition du paysage politique français.
 
Si la droite perd, il y aura nécessairement recomposition. Et si la droite gagne, il y aura certainement recomposition. Dans tous les cas de figure, nous serons la pierre angulaire. Et les sénatoriales seront d’ailleurs l’occasion d’en faire la première démonstration.
 

 

Ce n’est pas rien, le défi que je vous propose. Personne ne nous aidera. Personne ne nous fera la courte-échelle. C’est pourquoi je veux vous dire quelque chose : vous ne me trouverez jamais sur le chemin de la préférence personnelle au détriment de notre ambition collective ; cette ambition qui nous amène à être plus de 1500 aujourd’hui à La Grande Motte.

 

Croyez-moi, les leaders egocentriques, j’ai déjà donné, merci. J’ai été à bonne école, et pour rien au monde je ne voudrais m’en inspirer.

 

Chers amis radicaux, je veux que vous sachiez le profond respect que j’ai pour votre démarche depuis que nous avons décidé d’avancer les uns vers les autres.

 

Oui Jean-Louis, oui Laurent, oui Rama, je sais les pressions que vous avez subies à l’heure de quitter l’UMP, je sais celles que vous subissez, je sais celles que vous subirez encore, vous et vos camarades. Votre démarche a été courageuse et loin de moi l’idée de la minimiser.

 

Vous avez fait ce choix parce que vous savez comme moi que cette indépendance est la preuve de notre crédibilité et la condition de notre réussite.

 

Mais en tant que président du Nouveau Centre depuis 2007, je veux vous dire aussi que cette construction unitaire impose, réciproquement, de respecter le passé et le chemin de ceux qui ont construit le Nouveau Centre. Et je sais que chez les Radicaux,  chez la Gauche Moderne, l’humanisme des militants les amène naturellement à écouter la différence et à respecter l’identité de l’autre.
 
N’oubliez pas que mes amis du Nouveau Centre qui sont ici, et je pense en particulier aux parlementaires, Yvan, Philippe, Jean-Marie, Catherine  et tous les autres, et bien ils ont vécu une histoire peu commune ces dix dernières années.

 

En 2002, ils ont vu leurs amis quitter les uns après les autres  l’UDF. Je ne cherche pas à condamner ou à juger ceux qui ont fait ce choix: c’est un fait. Ils ont tenté quelque chose. Certains par opportunisme. Beaucoup par conviction. J’ai encore en souvenir Pierre Méhaignerie expliquer qu’au sein de l’UMP le centre droit serait capable de peser beaucoup plus dans la vie politique française. On a vu où cela nous mène : à l’effacement et même à l’enfouissement de nos idées.

 

3.jpg En septembre 2011, je vous le demande, où est-elle la voix des centristes de l’UMP ? Où est-elle la conscience sociale de l’UMP ? J’entends les Luca, j’entends les Mariani, j’entends les Ciotti, j’entends toute cette droite populaire, tous ces Sarah Palin en costumes cravates,  oui eux je les entends mais  nos camarades centristes de l’UMP  où sont-ils ? Vous les avez entendus au moment du discours de Grenoble ? Vous les avez entendus contre l’interdiction de la bi-nationalité de nos soldats ? Vous les avez entendus sur les fichiers des assurés sociaux ?

 

Ah oui, c’est vrai, on  a entendu Jean-Pierre Raffarin le week-end dernier,  mais  pour défendre quoi ? Les piscines à vague, les trains fantômes et les grands huit de son département !
 

 

Ça c’est 2012. Mais en 2002, personne ne connaissait la fin de l’histoire…

J’ai en tête un souvenir assez humiliant. J’étais jeune président du groupe UDF et à chaque conférence de presse, on me demandait, « mais M. Morin, votre groupe parlementaire, il sert à quoi au fait ? »
 

 

Puis il y eut la traversée du désert qui nous faisait appeler les Bédouins, le vote de la censure du Gouvernement Villepin, puis le combat présidentiel que nous avons commencé dans la compassion ironique à seulement 3% d’intentions de vote.


Et lorsqu’en mai 2007, nous avons cru enfin atteindre notre « terre promise », ce grand rassemblement des hommes et des femmes de bonne volonté de gauche et de droite, et bien, au nom de l’ambition d’un seul,  tout est parti en fumée. Absolument tout.


Une implosion doublée d’une explosion. De l’enthousiasme de Bercy rempli comme un œuf, de l’ivresse de parcs des expositions pleins à craquer, au silence sépulcral de notre quartier général de la rue de l’université où nous errions à quelques-uns dévastés par la totale absurdité de la situation.
 

 

Je vous raconte tout cela pour que vous  compreniez qu’il est de ma responsabilité, au nom de cette histoire, au nom du courage politique de celles et ceux qui ont décidé de maintenir à travers la création du Nouveau Centre cette petite flamme centriste, de veiller à la solidité et à la pérennité de nos engagements à venir.

 

Je vous raconte cette histoire pour vous dire aussi – pardon si j’ai été long – que nous nous engageons avec espoir et énergie dans ce nouveau et beau rassemblement mais qu’échaudés par 10 ans de notre propre histoire collective et personnelle, nous souhaitons simplement maîtriser un tant soit peu un destin qui nous a échappé à deux reprises et qui nous a fait tant de mal ces dix dernières années.

 

Mais n’ayez aucune crainte.
 

 

Notre vigilance n’altère en rien notre loyauté et notre exigence n’altère en rien notre espérance.
 

 

Nul n’est irremplaçable, c’est clair,  mais nous, centristes nous sommes indispensables.
 

 

Nous sommes indispensables à la majorité.
Indispensables à la démocratie.
Indispensable parce que nous sommes le rempart d’une alternance à gauche et nous sommes le moteur d’une alternance à droite.
 

 

Une démocratie qui se limiterait à un duel permanent entre le PS et l’UMP, ce ne serait plus la France. La France est trop diverse, trop multiple, trop plurielle pour accepter l’uniformité. Au contraire, elle a besoin de polyphonie pour que vivent le débat et la démocratie et pour qu’on trouve sur chaque question la bonne solution.
 

 

Si nous sommes ici aujourd’hui, c’est justement pour nous permettre de gagner ou de peser. Si nous ne sommes pas au second tour, nous pèserons dans le cadre d’une véritable coalition au pouvoir, pas dans le cadre d’un ralliement aux hommes et encore moins d’une capitulation.  Ce que je veux c’est une coalition sous forme d’un contrat de gouvernement dans lequel nous serons les gardiens et les garants vigilants de principes, de mesures et de réformes qui nous semblent fondamentales. Ce doit être notre engagement auprès des Français.

 

Et ce n’est pas la peine de vous refaire une nouvelle fois la litanie de toutes les propositions que nous avons faites depuis 2007, balayées en leur temps d’un revers de main par le chef de l’Etat et qui, aujourd’hui, deviennent, priorité nationale. Que de temps perdu, que d’occasions manquées alors que l’urgence était immense.


Chers amis,

 

4.jpg Notre défi immédiat c’est de quitter au plus vite notre condition actuelle de « centre strapontin » pour peser sur toutes les décisions. 
Et la nécessité de ce rapport de forces organisé au sein d’une coalition, le débat de cette semaine sur le budget me le fait dire avec plus de force encore.


Je vous raconte 2 minutes.  Jean-Louis et moi nous avons déposé chacun une trentaine d’amendements que nous avons co-signés pour essayer de mettre un peu d’ordre, d’équité et de justice sociale dans le bric à brac incroyable qui nous était proposé. 

 
Je ne veux pas m’étendre sur ce sujet, ce serait bien trop long mais le résultat c’est que ce sont encore les classes moyennes qui vont payer l’addition d’un repas auquel elles n’étaient même pas convié. Il ne faut pas raconter d’histoires, la taxation des plus riches n’est qu’un écran de fumée pour mieux faire passer la pilule. Alors qu’il y avait des moyens bien plus justes socialement et bien plus efficaces économiquement pour trouver les fameux 11 milliards.


Donc Jean-Louis et moi avons déposé plus de 30 amendements. Résultat, aucun ou presque n’a été adopté. L’indifférence à nos propositions est à la lumière du mépris que nous portent nos partenaires de l’UMP.

 

Et bien moi je vous le dis, les élections de 2012, c’est sinon la victoire, au moins un groupe parlementaire capable de peser d’égal à égal avec l’UMP. Ce n’est pas 30 députés que je veux, c’est un groupe de 80 ou 100 députés sans lesquels aucune majorité ne sera possible.

 

Alors c’est vrai qu’il existe un autre centre, celui de notre concurrent immédiat. Sur la stratégie tout nous oppose car pour moi l’indépendance ne se construit pas dans l’isolement et  la vie politique ne se résume pas à l’observation critique.
 

En revanche, je l’ai souvent dit : nos idées et nos convictions sont proches, c’est une évidence. Et heureusement d’ailleurs, car j’ai fait deux campagnes présidentielles avec lui !
 

 

Mais ce qui nous sépare, je le répète, c’est que nous, nous sommes dans une stratégie d’alliance claire car la démocratie l’exige. Une stratégie d’alliance avec le parti de droite.
 

 

Et c’est à cette seule condition qu’un rassemblement plus large du centre sera possible.

 

La deuxième chose importante que je voulais vous dire, les yeux dans les yeux, cet après-midi c’est de ne pas confondre la construction d’un nouveau parti avec la démarche d’une candidature présidentielle.

 

Oui, il nous faut un candidat centriste à l’élection présidentielle. Je le dis depuis longtemps et j’ai été probablement le premier à le dire. Cela m’a même valu d’être viré du gouvernement.  Mais je le rappelle à ceux qui l’auraient oublié, être candidat à l’élection présidentielle sous la Ve République c’est une démarche personnelle, ce n’est pas une démarche partisane.  Quand on est candidat, on n’est pas le mandataire d’un parti politique. Quand on est candidat, on n’est pas le représentant d’un parti politique.

 

On est candidat parce qu’on en a  une détermination sans faille  et parce qu’on a envie de défendre un projet pour les Français.

 

Décision individuelle, cela veut donc dire aussi que chacun est libre d’annoncer sa candidature au moment qu’il juge le plus opportun ; même si, dans notre cas de figure, il serait mieux, en effet, qu’on y réfléchisse ensemble…

 

Et je voudrais rassurer ceux qui n’en dorment plus de cette situation : entre le 10 septembre et l’automne, nous saurons bien trouver les voies et les moyens pour écrire ensemble cette histoire.
 

 

Ne doutez pas du sens des responsabilités qui nous anime Jean-Louis et moi et aussi du vrai respect que nous avons l’un pour l’autre.

 

L’essentiel aujourd’hui n’est pas dans les hommes mais dans les idées. « Les idées d’abord », disait toujours Jean Lecanuet et il avait raison.  
 

 

Mes chers amis, je vous le demande, la prochaine élection va-t-elle se limiter à une surenchère de peurs, à une surenchère d’angoisses, à une surenchère de prophéties toutes plus noires les unes que les autres ?

La présidentielle s’annonce un peu comme la rentrée littéraire. Pas un seul  bouquin pour remonter le moral des gens. C’est pareil en politique. Pas un seul candidat pour offrir un peu d’optimisme.
- Oui, la situation est grave, voire gravissime.
- Oui, la zone euro est au bord de l’explosion
- Oui, nos déficits nous mettent sous la menace des créanciers
- Oui, notre économie perd chaque jour du terrain

 

Et pourtant, je veux rester optimiste car la France a tout pour réussir.
 

 

Soyons les candidats de la modernité, les candidats de l’énergie, les candidats du positif. Je veux être aux côtés de tous ceux qui ne se résignent pas au déclin de notre pays, de tous ceux qui se battent pour une Europe enfin fédérale, de tous ceux qui fourmillent de projets même quand les temps sont difficiles et j’ai envie de dire surtout quand les temps sont difficiles. Je vous le dis, je préfère encore être taxé d’idéaliste ou d’inconscient que de rejoindre les candidats de la sinistrose qui épuisent le pays, qui le vident de son énergie.
 

 

Qu’est ce qui ne va pas aujourd’hui ?
 

 

C’est bien cette instrumentalisation des peurs au nom de programmes politiques ou de méthodes de gouvernement qui sont ceux du siècle passé.
 

 

A droite, un Président qui nous dit : ne craignez rien je suis là. C’est la tempête mais restez chez vous, c’est moi qui fais le boulot. C’est dur, mais c’est mon job, et regardez comme je suis courageux.
 

 

A gauche, c’est pire. C’est la crise, donc il faut qu’on vous protège. On va vous donner encore plus d’État, encore plus de fonctionnaires, encore plus d’emplois publics. Et vous verrez le pays sera ruiné mais on vous aura bien protégé.

 

Et bien je crois que les Français, ils ne veulent ni de l’un ni de l’autre. Ils ne veulent ni d’un homme providentiel, ni d’un État Providence. Ils ont déjà donné et ils n’y croient plus.  
 

 

Les Français veulent être reconnus, ils veulent être associés, ils veulent être acteurs du renouveau de notre pays. C’est fini les sociétés verticales !
 

 

Partout en France, des forces d’innovation sont en marche.
 

 

Ce sont des agriculteurs qui réinventent des formes nouvelles de coopératives et d'organisation.
Ce sont des enseignants qui créent des espaces numériques de travail.
Ce sont des élus ruraux qui se rassemblent pour proposer une offre de soins nouvelle à leurs administrés.
Ce sont des associations qui portent contre vents et marées une nouvelle approche du handicap.
Ce sont des mères divorcées qui utilisent Internet pour échanger leur logement avec d’autres mères divorcées pour se rapprocher de leurs enfants.
Ce sont des réseaux sociaux qui permettent le financement de projets que les banques refusent.
Ce sont des entreprises qui savent nouer de nouvelles formes de dialogue social pour restaurer leur performance.

 

Soyons aussi les candidats d’un nouveau pacte social  où bien sûr nos grands principes républicains, comme la laïcité, l’égalité entre les femmes et les hommes ou encore la sécurité sont consolidés et même fortifiés. Mais où en même temps, nous disons clairement à tous les corps intermédiaires, les associations, les syndicats, les branches professionnelles, que la société ne pourra se construire sans eux. Et que nous comptons sur eux pour être les moteurs de la transformation.

 

Ce que je voudrais c’est que nous soyons aussi les candidats de la confiance. Prenez le sujet de l’école. Sans doute le plus décisif de tous. Un sujet sur lequel tant l’UMP qui n’a rien réussi que le PS qui n’a rien compris, sont disqualifiés. Au fond, qu’est-ce qui nous différencie des pays qui réussissent ? Est-ce les moyens ? Non. Est-ce la qualité des enseignants ? Non. Est-ce nos programmes ? Non.
 

 

Ce qui nous plombe en premier c’est l’absence de confiance au sein de la communauté éducative : des parents vers les enseignants, des enseignants vers les personnels de direction, des collectivités vers les rectorats. Tout le monde reproche à tout le monde là où au contraire tout le monde devrait être solidaire. Pour relever le défi d’une nouvelle école, il faudra d’abord trouver les mots et les gestes qui redonnent confiance à l’ensemble de la communauté éducative.
 

 

Bien sûr il faudra revenir sur la désectorisation qui a renforcé les ghettos. Bien sûr, il faudra cesser de mettre le calendrier scolaire en otage d’un secteur économique. Bien sûr, il faudra réviser nos modalités d’orientation qui accentuent le déterminisme. Et bien sûr, il faudra l’autonomie des établissements.
 

 

Oui, soyons les porte-parole de ceux qui rêvent d’une société dans laquelle l’école n’est plus la priorité des critiques mais la priorité des politiques.


5.jpg Soyons aussi les candidats de l’envie. Et je vais vous dire, notre principal moteur de croissance, il est là. Oui ce point de croissance supplémentaire qui nous ferait tant de bien, pour l'emploi, pour nos déficits, il est là, dans toutes ces forces de création et d'innovation, dans ces courants porteurs que nous ne savons pas encourager.
- Qu’attendons-nous pour mettre en place la TVA sociale qui seule permettrait la baisse des charges sociales pour améliorer le pouvoir d’achat des salaires et renforcer la compétitivité de nos entreprises ?
- Qu’attendons-nous pour simplifier enfin la lourdeur des contraintes administratives qui étouffent nos PME ?

 

Mes Chers amis,


Soyons les candidats de la reconnaissance de celles et ceux sans lesquels notre pacte social n’existerait
plus : les infirmières, les chercheurs, les enseignants, les magistrats, les policiers et tant d’autres.
 

 

Dites-moi un peu : où est-elle la cohésion républicaine, où est-elle la cohésion sociale quand une infirmière gagne 1 200 euros par mois quand dans le même temps un banquier gagne 6 millions d’euros par an soit dix fois plus que sa rémunération d’il y a dix ans ?
 

 

De telles injustices, de telles inégalités qui n’existaient pas à ce point il y a vingt ans, ce n’est plus possible. Ce n’est plus tolérable.

 

Soyons enfin les candidats de la liberté et de la modernité, les candidats d’une société qui vous écoute, et pas d’une société qui  vous met sur écoutes.
 

 

Modernité, confiance, envie, liberté : je compte sur vous, vous les jeunes de notre rassemblement, pour être ces producteurs d’énergie et d’optimisme. A 20 ans, on doit bousculer, on doit renverser, on doit transformer. 
 

 

Vous connaissez peut-être cette jolie phrase de Leo Ferré, mon auteur préféré : « elle était belle comme la révolte, elle s’appelait imagination ». Faisons notre cette exhortation.
 

 

La vocation de notre alliance n’est pas de cultiver la nostalgie. Elle est au contraire d’éclairer ce début de siècle comme nos prédécesseurs ont éclairé le siècle passé.
 

 

Oui soyons disponibles à toutes les idées même à celles qui bousculent,
 

 

Soyons disponibles à toutes les interrogations même à celles encore sans réponses.
 

 

Nous vivons dans un pays amoureux de son passé. C’est bien, mais moi, je voudrais que nous imaginions aussi des lendemains que nous pourrions aimer, un futur que nous pourrions désirer.
 

 

Cela fait des années que je vais à la rencontre des Français. J’ai rencontré par dizaines des agriculteurs, des parents d’élèves, des chercheurs, des acteurs sociaux, des chefs d’entreprise. Toutes ces expériences, toutes ces richesses, tous ces talents, toutes ces énergies, elles se sont articulées, elles se sont assemblées, elles m’ont permis d’imaginer la France de demain. C’est cette France-là que je veux défendre. C’est cette France-là que je vous propose. C’est cette France-là que je souhaite incarner. Une France positive. Une France dynamique. Une France généreuse. Oui c’est cette France que nous devons construire ensemble.

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Nous avons le plaisir de vous inviter à une conférence débat :


L’ACCES AUX SOINS : UN ENJEU POUR NOS TERRITOIRES

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Animée par Jean Luc PREEL, député de la Vendée,
Vice-président de la commission des affaires sociales.
Ancien- chef de service d’hépato-gastroentérologie de l’hôpital de la Roche- sur- Yon 

 

En présence de Charles DE COURSON député de la Marne. 

 

Le mercredi 6 avril 2011 à 19 h

Amphithéâtre de l’Espace Argence - Place Jean Moulin à Troyes

 

 

Au cours de la réunion, seront abordés le maintien des services de santé à proximité ainsi que toutes les grandes questions de  santé publique.
 

 

En introduction, Guy Pierson, Maire de Chavanges nous présentera l’expérience réussie de la création de la maison médicale de sa commune.

Dans l’attente de vous accueillir pour cette soirée, veuillez accepter l’expression de nos sentiments les plus cordiaux.

 

Marc SEBEYRAN
                           
et le bureau de la fédération départementale de l’Aube
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Alain Deroin                               Annie Herskowicz                            Valéry  Denis


Christèle Lombart                      Christiane Berthelot                         Nicolas  Honoré

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Le centre est de retour au cœur de la vie politique française. C’est une chance pour notre pays et notre majorité. Son existence, sa légitimité, sa singularité sont à nouveau reconnues.
 
Le centre est à la confluence d’écoles de pensée qui restent pleinement d’actualité dans le monde d’aujourd’hui : le libéralisme de Tocqueville, le radicalisme d’Alain, la démocratie-chrétienne de Mounier et l’élan social-démocrate de Max Lejeune.

 

justice 
Le centre, c’est aussi un comportement et une attitude. C’est la modération et l’apaisement, l’ouverture au monde et aux idées, une certaine méfiance à l’égard des excès de l’Etat comme de ceux du marché. C’est une réticence instinctive au recours à l’homme providentiel, la volonté d’un pouvoir sobre et le respect de tous les acteurs de notre société en favorisant la contractualisation plutôt que le recours systématique à la loi. C’est une confiance dans la capacité de la société à innover, à imaginer, souvent à partir de l’échelon local, des solutions inédites et pérennes aux problématiques de notre temps. C’est un attachement inné au pluralisme et à l’expression raisonnée des idées politiques, associé à une exigence de formation du citoyen à la hauteur de l’idéal démocratique moderne.C’est enfin la volonté de proposer une nouvelle espérance collective fondée sur des valeurs largement partagées, qui soit porteuse de sens dans un monde complexe.
 
C’est l’espérance d’une France capable d’affronter la mondialisation avec ses enjeux sociaux et écologiques ; une France consciente que ce défi ne pourra être relevé sans la construction d’une Europe fédérale.
 
Depuis trois ans, le Nouveau Centre maintient contre vents et marées ses idées qui permettent aujourd’hui le renouveau. Le Nouveau Centre est en ordre de marche. Il dispose d’un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale et bientôt au Sénat et de députés au Parlement européen ; il compte 17 000 adhérents, plus de 2 000 élus locaux, des clubs de réflexion très actifs, un mouvement de jeunes dynamique. Il ne dépend de personne car il dispose d’un financement autonome.

 

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C’est parce qu’en 2007 nous avons refusé la disparition du centre et que nous nous sommes battus pour qu’il survive, que le rassemblement de tous les centristes est aujourd’hui possible.
 
Le Nouveau Centre est un partenaire loyal et exigeant du Gouvernement et de la majorité. Sur les retraites, sur le budget et sur bien d’autres textes, jamais notre loyauté n’a été prise en défaut. Nous lui avons évité erreurs et enlisements comme sur le fichier Edwige. Nous avons dénoncé ses excès comme lors des débats sur Hadopi et surla sécurité. Nous avons aussi eu raison bien avant l’heure sur les niches fiscales ou la « règle d’or » afin de lutter contre les déficits.
 
Tous les centristes n’ont pas fait les même choix d’appartenance partisane. Nous les respectons.
 
Quand certains ont cherché, comme nous, à faire vivre les idées centristes, d’autres ont fait le pari de l’UMP, en espérant qu’ils pèseraient davantage. Aujourd’hui, ils s’interrogent.
 
Qu’elles qu’aient été les convictions, même les plus solides, et les expressions, même les plus talentueuses, la mécanique d’intégration aura été la plus forte.  Les centristes de l’UMP déplorent chaque jour que leur voix ne soit pas assez entendue et que les responsabilités leur échappent. L’UMP a fait la démonstration qu’il était un grand parti de droite mais pas un grand parti de la droite et du centre.
 
Or nous avons la conviction que nos concitoyens aspirent au développement d’une sensibilité centriste durable dans la vie politique de notre pays. Nous devons aux Françaises et aux Français une expression forte et déterminée du Centre. C’est notre responsabilité.
 
C’est pourquoi nous disons à tous ceux qui se reconnaissent dans nos valeurs communes que nous sommes prêts au rassemblement.
 
Depuis plusieurs mois, nous avons prouvé notre détermination à ce rassemblement en initiant des rencontres et des réunions de travail et en participant aux initiatives de nos partenaires.
 
Tout en préservant l’autonomie de chacun, nous devons transformer cette dynamique en un mouvement confédéral. Cette nouvelle organisation aura deux responsabilités majeures : celle d’élaborer un projet pour 2012 et celle de choisir ses candidats lors des prochains rendez-vous électoraux. La transformation de cette structure confédérale en un parti unifié constitue l’objectif ultime qui pourrait intervenir après 2012.
 
Nous ne posons ni préalables, ni conditions à nos partenaires, autre que l’indépendance.
 
L’affirmation de nos valeurs humanistes et européennes et le rejet de tout extrémisme sont à la base de notre engagement et du projet alternatif que nous construirons ensemble et que nous entendons proposer aux Français.
 
Le regroupement des partis politiques centristes implique, pour des raisons cohérence, de cohésion et d’éthique politique, le rassemblement de tous les parlementaires appartenant à cette confédération dans un groupe parlementaire unique.
 
Nous ne voulons pas d’un centrisme d’opposition ; nous portons au contraire un centrisme de construction.
 
Nous avons la volonté de bâtir un projet autonome qui aspire à devenir majoritaire dans notre pays dans le cadre d’une coalition. Il ne peut donc être porté que par un candidat issu de ce rassemblement. Le rassemblement pour le rassemblement n’aurait pas de sens. En politique, des idées ne valent que si elles affrontent l’épreuve du suffrage universel.
 
L’élection présidentielle est le rendez-vous démocratique majeur sous la Ve République. Nous devons nous donner les moyens d’y participer au même titre que toutes les autres sensibilités. Cette candidature est absolument indispensable parce que nous devons proposer une alternative au pays. Le rassemblement des centres y contribuera, dès lors qu’il se réalise dans les prochaines semaines, et en tout cas avant l’été.
 
Le choix de notre candidat sera tranché démocratiquement par les militants du Nouveau Centre réunis en congrès à l’automne.

L’actualité de nos valeurs, la qualité du projet que nous porterons, la foi, l’enthousiasme et l’énergie de nos militants et sympathisants sont de formidables atouts pour la réussite de notre rassemblement et de celui d’entre nous qui portera nos couleurs à l’élection présidentielle.

 

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MOTION
présentée par Hervé MORIN, Président du Nouveau Centre,
et
Damien ABAD, Jean-Pierre ABELIN, Jean-Paul AMOUDRY, Sophie AUCONIE, Claude BIWER, Jean BOYER, Pascal BRINDEAU, Jean-Marie CAVADA, Hervé de CHARETTE, Charles de COURSON, Stéphane DEMILLY, Jean DIONIS du SEJOUR, Daniel DUBOIS, Jean-Léonce DUPONT, Raymond DURAND, Chantal EYMEOUD, Francis HILLMEYER, Olivier JARDE, Yvan LACHAUD, Jean-Christophe LAGARDE, Maurice LEROY, Valérie LETARD, Claude LETEURTRE, Hervé MAUREY, Catherine MORIN-DESAILLY, Nicolas PERRUCHOT, Yves POZZO di BORGO, Jean-Luc PREEL, François ROCHEBLOINE, Rudy SALLES, André SANTINI, François SAUVADET, Francis VERCAMER, Philippe VIGIER, André VILLIERS, Mireille BENEDETTI, Jérémy COSTE, Jean-Pierre DUCLOS, Jean-Loup FLEURET, Brigitte FOURE, Eric HELARD, Hervé MARSEILLE, Gérard VIGNOBLE.
 
adoptée à l’unanimité par le Comité exécutif
et soumise au Conseil national extraordinaire du 22 janvier 2011
 

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Bienvenue en 2011. J’espère que chacun d’entre vous a pu profiter de cette période pour se retrouver en famille et avec vos proches et jouir de ces précieux moments pour se poser et prendre le temps de l’autre, instants souvent trop rares dans ce monde en perpétuel mouvement.

J’ai une pensée pour tous ceux qui souffrent, sont isolés ou connaissent une situation sociale et économique précaire. Si ces périodes sont pour certains sources de joie et de plaisir, pour d’autres, elles amplifient bien souvent les difficultés quotidiennes.

Je pense aussi à toutes ces personnes de l’ombre qui ont oeuvré discrètement mais efficacement pour que se passe au mieux ces fêtes : forces de l’ordre et de secours, personnel de santé et tous les personnels en astreinte, prêts à tout moment à intervenir pour la sécurité de tous.

Depuis début décembre, bien avant la date calendaire de la saison, l’hiver s’est installé dans notre région. Les Ardennes et l’Ouest Marnais ont particulièrement subis ces agressions hivernales. Si ces dernières ont été l’objet de polémiques - comme si l’élu devait aussi pouvoir agir sur la météo – elles nous ont surtout rappelé que, malgré les innovations humaines, la nature nous restera toujours supérieure. Elle nous a précédé et nous survivra. Et même si nous avons la capacité de l’améliorer, malheureusement aussi celle de la détruire, elle s’impose à nous et non l’inverse. C’est dire combien il nous faut savoir rester humble.
 

 

C’est l’objet des voeux que je formule pour cette nouvelle année. Je souhaite qu’en 2011 chacun de nous retrouve une certaine humilité et prenne conscience de ses limites. Non pas une humilité paralysante qui nous prive d’initiatives, de volonté et d’objectifs, mais une modestie qui nous permette de retrouver du bon sens, de la sincérité et de la solidarité. Admettre qu’on est plus fort uni que seul.
Accepter que l’autre puisse aussi avoir raison. Comprendre qu’il y a des choix à faire, qu’il faut apprendre à prioriser en privilégiant toujours l’équité.

Chacun détient une parcelle de pouvoir et donc de responsabilité. Que l’on soit élu ou bénévole associatif, chef d’entreprise ou salarié, parent, nous formons dans notre diversité cette société moderne. Face aux actuelles difficultés et devant les défis qui s’annoncent, il va nous falloir plus que jamais faire preuve de bon sens et de réalisme pour appréhender au mieux et anticiper efficacement ce nouveau monde qui se dessine. Revenir à l’essentiel, mieux prendre l’autre en considération, agir dans un souci d’équité, sont les outils qui nous seront utiles pour édifier solidement cette société que nous lègueront aux jeunes générations.

Ce sont mes voeux pour 2011 auxquels je ne peux m’empêcher d’y joindre - pour chacun d’entre vous et ceux qui vous sont chers - la santé, sans laquelle au final rien n’est possible.

Karine METIVIER
Votre Conseillère Régionale Nouveau Centre

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Mesdames et Messieurs,

Mon sort était déjà scellé depuis avril 2010, dès lors que j’avais affirmé ma conviction de la nécessité d’une candidature centriste autonome aux prochaines échéances électorales et notamment à l’élection présidentielle en affirmant en quelque sorte la nécessité de construire une majorité capable d’organiser la pluralité des ses convictions et de ses sensibilités.

J’ai réaffirmé cette conviction au Président dimanche dernier. J’avais eu le sentiment d’une meilleure écoute.

Cependant, la formation d’un gouvernement refermé sur sa base UMP, sinon RPR, nous a démontré qu’il n’en était rien.

Le gouvernement s’inscrit clairement par sa constitution dans une seule perspective de combat électoral.

Tout indique que le Président et le Premier Ministre ont donné le coup d’envoi de la campagne électorale de 2012.
Je n’avais donc pas ma place au sein du gouvernement mais je demeure pour ma part convaincu que dans une société moderne par nature complexe, et diverse, où l’offre est infinie dans tous les segments de la vie de nos compatriotes, la démocratie ne saurait faire exception.

La vie politique a besoin de pluralisme et la démocratie française d’équilibre, plus encore que toute autre compte tenu du poids de l’exécutif et notamment du Président de la République dans les institutions de la Ve République.

Au lendemain d’une confrontation sociale très dure, j’estime qu’il appartenait au Président et au Premier ministre de construire un gouvernement de rassemblement et d’expression de différentes sensibilités de la majorité.
Il n’en a pas été le cas et je le regrette.

Pourquoi a-t-on besoin du Centre, et pourquoi le Centre n’a peut-être jamais été aussi utile ?

Car notre vision globale du monde, le basculement inexorable de l’équilibre des puissances vers la zone Asie-Pacifique, l’émergence économique mais aussi politique des grandes nations comme le Brésil, l’Inde ou la Chine, impose une construction politique de l’Europe pour que nous puissions encore peser sur les affaires du monde dans les décennies à venir. Les centristes sont les seuls à défendre une Fédération d’Etats nation reposant sur la mutualisation de parts de souveraineté.

On a aussi besoin du centre car nous voulons que soit reconnues et entendues les forces d’imagination, d’inventivité, de création, d’anticipation, d’expérimentations sociales, qui sont dans tous les interstices de la société française.

Ces forces enragent de ne pas lutter à armes égales dans le combat de la mondialisation ou enragent qu’on ne leur simplifie pas la vie. Je veux aller à la rencontre de ces forces qui sont dans les plis et les creux de tous les territoires et construire avec elles un autre projet.

En quelque sorte, porter une société de la reconnaissance, où l’effort de chacun à l’œuvre collective quelque soit son niveau de qualification, de fonction, quelque soit son rang dans la société est reconnu et valorisé.

On a besoin d’un centre car nous voulons porter une politique de responsabilité qui soit juste comme nous le faisons depuis trois ans, par exemple lors des débats budgétaires avec la suppression du bouclier fiscal ou la réduction des niches fiscales.
Il ne s’agit pas de mettre de côté nos différences avec l’UMP, ni de les exacerber car nous demeurons responsables de la réussite de la majorité, mais de faire en sorte qu’elles soient respectées et d’en faire une richesse commune au sein d’une majorité réellement plurielle. Il ne s’agit pas d’ignorer nos différends avec l’UMP mais de savoir les comprendre et les dépasser au sein d’une coalition équilibrée.

La coalition, je le pense profondément, est une vraie réponse au besoin de pluralisme de nos sociétés et à la complexité croissante des problèmes auxquels nous devons faire face. Pour moi, le débat entre partis associés n’est pas une faiblesse mais une force, un atout pour la réforme et la juste décision, au sein de la majorité parlementaire comme au sein de l’exécutif.
La majorité doit être une maison commune, pas un musée. Et qui dit maison dit espace de vie, circulation de idées, expression des personnalités diverses.

Pour cela, je me suis fixé un cap et une volonté.

Le cap c’est faire en sorte que les Centristes puissent porter un projet autonome pour la Présidentielle de 2012 dans un centrisme de construction et non d’opposition.

Une volonté : rassembler tous les Centristes indépendants dans une démarche clairement partagée par tous et ayant cette même ambition.

J’y mettrai toute mon énergie et celle de mon parti qui, vous le savez, regroupe 16.000 militants, 40 parlementaires dont un groupe à l’Assemblée nationale et près de 2000 élus locaux.

C’est pourquoi je vais poursuivre avec encore plus de disponibilité et d’ardeur un tour de France pour aller à la rencontre de ces forces formidables d’innovation et de création pour partager mes convictions et construire avec elle un nouveau projet.

Je mets le parti en ordre de marche.

- Je réunis les secrétaires nationaux du Nouveau Centre demain matin et leComité exécutif du parti demain soir.

- Je réunis un Bureau politique la semaine prochaine et rencontrerai un millier de nos élus locaux le 24 novembre.

- Enfin, un Conseil national extraordinaire sera convoqué avant la fin de l’année.

Vous le voyez, ma détermination ressort renforcée de la situation politique nouvelle dans laquelle nous nous trouvons.

 

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Discours de clôture d'Hervé Morin

 

 

Discours de Jérémy COSTE, Président des Jeunes Centristes

 

 

 

 


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Le deuxième congrès du Nouveau Centre s'est ouvert samedi 12 juin devant quelques 1 500 militants à Tours.


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Notre président sortant, Hervé Morin, réélu le lendemain a tracé à l'ouverture du congrès son projet pour la nouvelle mandature.



congres-tours-014.jpg"C'est le lancement d'une seconde période qui doit nous mener jusqu'en 2012", a-t-il résumé après avoir rappelé le chemin parcouru par le parti centriste créé en 2007.

"Ce doit être d'abord la période du rassemblement", a-t-il lancé en référence aux multiples initiatives visant à refonder la famille centriste.

"Cette période doit être aussi celle du projet", a-t-il ajouté en appelant à la mise en place de conventions thématiques à partir d'octobre.



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"Notre parti ne doit pas se contenter d'être dans une posture. Il doit proposer une réelle alternative à nos compatriotes", a-t-il expliqué.

"Et enfin, ultime élément de cette période, l'aboutissement de la construction qui est la nôtre doit nous permettre d'avoir un homme ou une femme pour conduire nos couleurs au moment de l'élection présidentielle", a-t-il ajouté sous les applaudissements.

"Voilà quelle est la responsabilité du président du Nouveau Centre : être dans une démarche de singularité, d'expression de notre identité et en même temps savoir que notre expression s'effectura forcément et naturellement dans une alliance avec un parti de droite", a-t-il précisé.

   

 

Discours de cloture d'Hervé Morin

 


Le congrès du Nouveau Centre, qui s'est clôturé dimanche en milieu de journée par le discours du nouveau président, a également permis de procéder à l'élection de son bureau exécutif dont la tête de liste est Jean-Christophe Lagarde, président exécutif sortant.


Les militants ont été invités durant le week-end à participer à des débats sur "l'Europe après la crise grecque", "les valeurs du centre" et la façon de "faire vivre le centre en France".


Ce fut également l'occasion pour les Jeunes Centristes d'élire leur nouveau Présisent. Deux listes étaient en course. Energie Militante de Jérémy Coste l'a emportée avec plus de 70% des voix devant Jeunes au Centre de Laure Alteirac.
Tours1.jpg Bravo à Jérémy Coste pour son élection à la présidence des Jeunes centristes.
Militantisme, énergie, tonus et travail : une nouvelle et belle équipe pour notre mouvement Jeune !

Félicitons aussi chaleureusement Brigitte Fouré pour son élection au poste de conseillère générale.
C'est une suite logique pour une femme politique engagée, profondément humaine et à l'écoute de ses concitoyens.

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Le Nouveau Centre tiendra son congrès les 12 et 13 juin prochains à Tours

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Nous vous attendons tous très nombreux à l’occasion de ce temps fort de notre parti politique, en présence de tous les parlementaires et élus du Nouveau Centre.


Avant –programme


Samedi 12 juin :
- 14h : accueil des participants au Palais des Congrès de Tours
- Séance plénière, formations et vote pour l’élection du Président
- 20h30 : soirée festive

Dimanche 13 juin :
- 8h30 : Séance plénière, formations et proclamation du résultat des votes
- Discours de clôture
- 13h : déjeuner convivial
Départ à partir de 15h


Pour l'organisation au niveau aubois : nouveaucentreaube@gmail.com


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